Réalisé par Chloé Henry-Biabaud & Sybille d’Orgeval

Produit par Talweg Production, France, 2017,
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Français 52 mn

Avec 3500 kilomètres de littoral, la France est un pays de marins. Les communautés de pêche et leurs traditions sont ancrées dans sa culture et son histoire.
Mais de grands changements ont eu lieu après la Seconde Guerre mondiale avec le développement de la pêche industrielle.
Aujourd’hui, entre quotas, surpêche et raréfaction du poisson, c’est la sauvegarde même du métier qui est en jeu.

Le mot du réalisateur

Nous avons voulu montrer 70 ans de bouleversements à partir d’histoires personnelles.
On dit souvent que les marins parlent peu.
Mais finalement, quelque soit leur type de pêche, ce sont des passionnés qui nous ont parlé de manière naturelle et ouverte.
Ils racontent notamment l’époque où la pêche était dure mais libre, sans aucune autre limite que la mer par gros temps.

Chloé Henry-Biabaud & Sybille d’Orgeval

Pourquoi ce choix ?

Ce film montre les problèmes rencontrés par les petits pêcheurs français, en retraçant l’histoire et tous les rebondissements d’un secteur en crise depuis les années 1980.
Quels ont été les abus, quelles ont été les erreurs qui ont mené à la surpêche et aux affrontements qui ont eu lieu dans les années 1990 ?
À une époque où les mers se vident de leurs poissons, quelles solutions à la surpêche pouvons-nous trouver pour parvenir à une pêche durable ?
Un film très bien réalisé qui fait le tour complet de la problématique et nous apprend beaucoup sur ce monde peu connu.
Au travers d’images d’archives et de témoignages, on comprend mieux les difficultés des petits pêcheurs artisans.

Récompenses

Corderie Royale de Rochefort & Association Hermione-La Fayette : Prix Mémoire de la Mer 2018

Agir

Bien choisir ses poissons

Aujourd’hui, 90 % des espèces marines commerciales sont surexploitées ou pêchées à la limite de durabilité… Greenpeace n’est pas anti-pêche, mais pour une pêche qui affecte le moins possible la planète, les personnes qui y travaillent et l’équilibre des océans. C’est pourquoi il est essentiel de choisir votre poisson en fonction de l’espèce (ne pas acheter d’espèces menacées, veiller aux périodes de reproduction), mais aussi de la technique de pêche (proscrire les poissons pêchés avec des méthodes destructrices).

Consultez toutes nos recommandations en détail : greenpeace.fr/poissons-consommer-nuire-a-planete/

 

 

 

Économiser les ressources traditionnelles

Outre le fait qu'elles sont nocives pour le climat et l'environnement, les sources d’énergie traditionnelles (pétrole, gaz, uranium, charbon...) s’épuisent. Non renouvelables, ces réserves diminuent de plus en plus vite : la consommation mondiale a augmenté de 75 % au cours des 30 dernières années et ne cesse de s’accroître.
A très court terme, si nous ne changeons pas nos modes de consommation, la demande planétaire d’énergies traditionnelles va dépasser largement la capacité de production.

Manger local

La consommation de denrées alimentaires produites localement réduit le nombre d’intermédiaires, diminue les transports polluants et contribue activement à renforcer la vitalité économique de nos territoires.

En savoir plus : bioetlocalcestlideal.org

L'empreinte aquatique

On l’appelle aussi l’eau virtuelle. Elle se détermine en prenant en compte les volumes d’eau prélevés ou pollués pour élaborer un produit (mais pas son transport sur les lieux de consommation).

Il faut ainsi :
- 1 000 litres d’eau pour produire un litre de lait (consommation d’eau de la vache, son alimentation et son entretien).
- 3 920 litres pour un kilo de poulet (30 litres pour l’abreuver et 6630 litres pour produire sa nourriture (céréales et oléagineux).
- 11 100 litres pour produire un kilo de coton (notamment pour l’irrigation).
- 15 155 litres pour produire un kilo de viande de bœuf (120 litres pour abreuver le bœuf, 35 litres pour son entretien, et 15 000 litres pour produire les aliments dont il se nourrit).

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7 Comments

Jean-Sébastien · samedi 26 janvier 2019 at 14:51

Merci beaucoup d’avoir partagé ce film grâce à ce festival de grande utilité publique !
C’est incroyable de voir que les mêmes erreurs ont pu être reproduites, sans apprendre des leçons du passé.
Quel énorme gâchis que ces subventions données d’abord pour construire puis pour détruire les bateaux de la démesure.
Le parallèle avec la logique mortifère de la PAC est évident quand on entend le témoignage du pêcheur poussé à accepter la destruction de son bateau sur conseil de son banquier, car il est pris dans un cycle vicieux du toujours plus alors qu’arrivent des quotas.
Quand les ministres des Etats-membres prendront-ils leur responsabilité pour arrêter ces délires technocratiques ?
Dommage que le film n’inclut pas d’entretiens avec des ex-ministres de la pêche, ne serait-ce que pour les mettre face à leur responsabilité. Mais peut-être est-ce parce qu’ils ont refusé ? (pour ceux qui sont encore en vie bien sûr)

Sylvie Dumont · vendredi 25 janvier 2019 at 15:36

merci pour ce film qui nous transmet l’histoire des marins pêcheurs français
il est très fidèle à son projet
il ne gomme pas trop les erreurs et remises en question
merci d’avoir convoqué l’IFREMER
juste une remarque, dans le commentaire: ( autour de la minute 47:09
« les prévisions pour la ressource sont alarmistes »
j’aurais plutôt attendu ( surtout pour un film sélectionné par Greenpeace)
les prévisions de ressource sont ALARMANTE
merci pourtant encore, pour tous ces témoignages honnêtes et humains de pêcheurs

Henrottay · dimanche 20 janvier 2019 at 20:46

J’ai bien aimé ce reportage sans concession pour nos méthodes productivistes et de rentabilité forcenée. J’espère qu’un autre reportage abordera ce qui est mis en place pour garantir à long térme le bien être et l’abondance de cette ressource .

LALANDE · mardi 15 janvier 2019 at 14:33

Rétrospective efficace ! Un deuxième volet sur la Pêche « amateur » et son impact sur les ressources, métiers, dont il est question ?

LOUGOVOY Catherine · lundi 14 janvier 2019 at 18:52

Passionnante rétrospective Merci beaucoup ! On comprend d’entrée que la solution de « préservation » des ressources est … ne pas pêcher ! Et que les « méthodes d’industrialisation de la pêche « , les politiques diverses et « aides de circonstance  » sont bien en cause et tout à fait déterminantes ! >>>> comme il est regrettable que Greenpeace ne s’engage pas davantage aujourd’hui contre la pêche électrique !

Nicole · lundi 14 janvier 2019 at 18:04

J’ai bien apprécié ce film qui retrace les erreurs commises en matière de pêche en France, et ceci sans jamais nommer les scientifiques. Mais ceux-ci ont bien leur part de responsabilité quand même dans les logiques de rentabilité à tout prix qui ont mené à la surpeche. Ce film est basé sur l’humain et c’est ce qui est touchant.

Céline · lundi 14 janvier 2019 at 10:02

Je ne connais pas grand chose à l’histoire de la pêche en France, et ce n’est pas un sujet qui m’attirait particulièrement. Mais la bande-annonce m’a vraiment donné envie ! Je le regarde dès ce soir.

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