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Réalisé par Andreas Pichler

Produit par EIKON Media GmbH (Allemagne) & Miramonte Film OHG (Italie), Allemagne - Italie, 2017,
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Français, Allemand, Italien, Chinois, Danois, Wolof 91 mn

Sur le marché agroalimentaire mondial, le lait est un produit particulièrement attrayant. De l'image bucolique et idéalisée de l'économie du lait ne subsiste toutefois pas grand-chose aujourd'hui. Son commerce pèse désormais des milliards, et l'industrie veille à ce que sa consommation continue d'augmenter partout, ne serait-ce qu'en Europe, où près de 200 millions de tonnes de lait et de poudre de lait sont produits et commercialisés chaque année. Et ce même si près des deux tiers des adultes dans le monde sont intolérants au lactose. En Europe, en Asie ou en Afrique, le lait s'impose comme le symbole de la croissance démesurée d'une production mondialisée. Ce film n'est pas visible en Allemagne, Autriche, Suisse, Brésil et Suède.

Le mot du réalisateur

Quand j’étais enfant, je m’occupais de vaches avec des fermiers, à la montagne. Je ne me posais pas de question sur la provenance du lait. Pour moi, c’était naturel, comme les pommes tombent des arbres ou les ruisseaux coulent de la montagne. Mais aujourd’hui, la lait plus que tout autre denrée alimentaire symbolise la folie de nos méthodes de production “modernes”. Ce qui, autrefois, était un produit bucolique, sain et local est devenu aujourd’hui un vulgaire produit industriel trimballé pour être vendu aux quatre coins du monde. La relation entre les humains, les animaux et le lait a radicalement changé. Avec ce film, je cherche à savoir comment cette nouvelle façon de produire du lait affecte les animaux, l’environnement, la politique et les êtres humains.

Andreas Pichler

Pourquoi ce choix ?

Un documentaire remarquable qui décortique les aberrations de l’industrie laitière : pressions permanentes sur les éleveurs européens, ravages des nitrates sur l’environnement et la santé humaine, destruction des petits élevages locaux dans les pays en développement, questionnements sur la santé, sélection et traitement des animaux qui ne sont plus que des machines à produire. D’autres modèles sont proposés qui donnent à réfléchir, mais les retombées économiques sont considérables et les lobbys agro-alimentaires les plus puissants au monde… À voir absolument afin de mieux penser son assiette.

Récompenses

- Int. Fünf Seen Film festival 2017 - Germany : Horizonte Film Award BDM - Journalism Award "Fair Milk” 2018 : Best Documentary - Germany Ökofilmtour 2018 - Germany : Best Artistic Achievement - Festival FReDD 2018 - France : Grand Prix - NaturVision Festival 2018 - Germany : Youth Jury Award Winner - "Herbert Quandt Medien-Preis" 2018 - Germany Winner German Conservation and Sustainability Film Award - NaturVision Winner Deutscher Wirtschaftsfilmpreis (Economy Film Award) 2018 - Germany

Agir

Sources et liens utiles

Pour en savoir plus sur la campagne Agriculture écologique de Greenpeace : greenpeace.fr/agriculture-ecologique/

Téléchargez le calendrier des fruits, légumes et céréales de saison de Greenpeace : greenpeace.fr/fruits-et-legumes-de-saison

Téléchargez le rapport de Greenpeace « Moins mais mieux : moins de viande et de produits laitiers pour une planète en bonne santé » : https://www.greenpeace.fr/mieux-de-viande-de-produits-laitiers-planete-bonne-sante/

Pour suivre toutes nos actualités sur l’Agriculture écologique : greenpeace.fr/actualites-agriculture

Et n’hésitez pas à visiter le site de L214, tournée vers les animaux utilisés dans la production alimentaire, et celui de Foodwatch, association qui défend le droit des consommateurs dans le secteur agro-ailmentaire.

Consommer moins de viande, d’œufs et de produits laitiers

Greenpeace recommande un maximum d’environ 12 kg de viande issus de l’élevage écologique par personne et par an (soit environ 230 g par semaine) et 26 kg de lait par personne par an (soit ½ litre de lait par semaine). Et le choix de chacun d’adopter un régime végétarien ou végétalien permet de contribuer encore plus à l’effort collectif de réduction de la consommation de produits animaux.

Avoir le réflexe Amap

Les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) créent un lien direct entre paysans et consommateurs. En souscrivant à un abonnement, l’acheteur choisit la fréquence et les quantités de fruits et légumes qu’ils souhaitent, puis vient retirer régulièrement son panier dans un point de vente du réseau.

Pour trouver une Amap près de chez vous : www.reseau-amap.org

Choisir des aliments issus de l’agriculture écologique

(certifiés avec un label agriculture biologique, par exemple). L’augmentation de l’agriculture biologique participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette pratique interdit notamment d’utiliser des produits de synthèse comme les pesticides et les engrais azotés, ainsi que les OGM.

En savoir plus : greenpeace.fr/agriculture-ecologique/

Manger local

La consommation de denrées alimentaires produites localement réduit le nombre d’intermédiaires, diminue les transports polluants et contribue activement à renforcer la vitalité économique de nos territoires.

En savoir plus : bioetlocalcestlideal.org

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15 Comments

Claude Bercher · dimanche 27 janvier 2019 at 22:40

On a volé aux agriculteurs leur métier. Comme lui, ceux qui mettent fin à leurs jours ne se sentent plus respectables. Egalement parce que les animaux ne le sont pas non plus. Ce film ne parle pas assez de l’insémination artificielle et de l’esclavage des « Jocko »… A quoi servent les institutions si inefficaces!

Mathilde Micléa · dimanche 27 janvier 2019 at 20:46

L’espèce humaine est la seule espèce qui boit du lait provenant d’une autre espèce et qui continue de le faire à l’âge adulte. Nous n’en avons absolument pas besoin pour vivre et de nombreuses études scientifiques s’accordent à dire que c’est nocif pour notre santé. Sans parler des vaches qui sont « de simples numéros », inséminées année après année et séparées de leurs petits peu de temps après la naissance et des veaux mâles, sous-produits de l’industrie laitière, parqués dans de petites niches pendant des mois avant d’être envoyés à l’abattoir… De nombreuses alternatives existent : lait de soja, d’amande, d’avoine, de noix de coco, de millet… C’est comme du lait de vache mais fait pour les humains!

Nath from Paris · vendredi 25 janvier 2019 at 00:00

L’élevage est un sujet complexe. Le film montre bien le fonctionnement d’une industrie peu scrupuleuse qui vise à une augmentation exponentielle de la consommation du lait dans le monde, à grand renfort de marketing, comment les éleveurs sont manipulés par les politiques agricoles, comment cette industrie détruit les petits paysans dans le monde entier, et comment quelques uns parviennent à construire autre chose. Il faut absolument soutenir ceux-là!

    Nath from Paris · samedi 26 janvier 2019 at 01:22

    Très bon documentaire qui mérite absolument d’être vu!

Gilles FUMEY · jeudi 24 janvier 2019 at 21:32

Ce film ne fonctionne pas : nous avons des interruptions de son régulières.
Impossible d’apprécier ce film…

    Anne-Laure pour léquipe du festival · vendredi 25 janvier 2019 at 09:30

    Bonjour Gilles,
    Nous sommes désolés que vous ne puissiez profiter de ce magnifique film.
    Cela doit venir de votre réseau car nous n’avons reçu aucune autre remarque de ce type pour ce film qui a été vu plusieurs milliers de fois ces derniers jours.
    Nous vous conseillons de faire un essai sur un autre lieu.

A. · mardi 22 janvier 2019 at 18:47

Bio ou non, il s’agit encore de faire l’apologie du lait animal, soi-disant indispensable à la vie. Mais qu’une espèce animale (l’homme) exploite une autre espèce animale, pas de problème… NOT YOUR MOM, NOT YOUR MILK!

A. · mardi 22 janvier 2019 at 18:43

Bio ou non, il s’agit encore de faire l’apologie du lait animal, soi-disant indispensable à la vie. Mais qu’une espèce animale (l’homme) exploite une autre espèce animale, pas de problème… NOT YOUR MOM, NOT YOUR MILK!

Manon · vendredi 18 janvier 2019 at 23:53

Documentaire très instructif, on comprend mieux les enjeux de l’industrie laitière et comment on a pu en arriver à cette situation. C’est toujours la même histoire, les petits se font manger par les plus gros…

DM · mercredi 16 janvier 2019 at 23:00

Comme tout aliment et tout produit de consommation, s’interroger sur la provenance du lait acheté! En réduire la consommation car il est très présent dans notre alimentation : boissons, fromage, yaourt, produits dérivés (gâteaux, confiseries…). Ce documentaire est très instructif sur les dérives économiques de la production laitière s

    DM · mercredi 16 janvier 2019 at 23:08

    Erreur de manipulation… Ce documentaire est très instructif sur les dérives économiques de la production laitière qui va jusqu’à déstabiliser les économies locales. Quant au bien être animal, c’est tout simplement honteux de réduire ces vaches à des machines. Un autre modèle existe comme le montre ce producteur italien, aidons le…

Caro · lundi 14 janvier 2019 at 22:25

Pourquoi le film ne peut pas être visionné dans certains pays?

    Selyne, pour l'équipe du Greenpeace Film Festival · mercredi 16 janvier 2019 at 12:30

    Bonjour Caroline, la production nous impose des restrictions géographiques dues aux contrats de distribution passés dans certains pays.

forgi · lundi 14 janvier 2019 at 21:44

Je ne peux pas visionner le film. trop de cruauté, de manque d’empathie . Les vaches sont des outils, je suis sensibilisée à ça. Dégueu. Font chier, les Hommes.

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