Nucléaire : l’impasse française

Synopsis

Depuis 50 ans, la France satisfait 75 % de ses besoins en électricité grâce à la filière nucléaire.
Un cas unique au monde. Cette dépendance mène aujourd’hui l’entreprise publique EDF tout droit à la faillite.

Le nouveau réacteur français, l’EPR, accumule les retards de livraison, en France (à Flamanville), comme en Finlande.
Les coûts continuent de grimper et c’est en dizaine de milliards que se chiffrent aujourd’hui les dépenses de la France pour tenter de maîtriser cette technologie trop complexe.
Alors pourquoi la France a-t-elle donné le feu vert à la construction de deux autres EPR en Grande-Bretagne, à Hinkley Point ? Et ce malgré de violentes oppositions au sein même d’EDF ?
Alors que de plus en plus de pays sortent du nucléaire, qu’on ne sait toujours pas comment démanteler les centrales en fin de vie ni que faire des déchets radioactifs, et que le coût des énergies renouvelables ne cesse de baisser, la France est de plus en plus isolée dans ses choix pro-nucléaires.
Des choix qui pèsent très lourds sur le budget de l’État et qui font prendre à la France un retard colossal sur sa nécessaire transition énergétique.
Qui paiera la facture du nucléaire ? Un film écrit et réalisé par Patrick Benquet

Le mot des réals

Ceux qui défendent le nucléaire perçoivent le monde à travers une industrie dont ils refusent de reconnaître le déclin.
La révolution des renouvelables en marche dans nos sociétés est vue comme une agression.
Ils s’entêtent : le nucléaire produirait une électricité plus sûre et moins chère que toutes les autres formes d’énergie…

Notre film souhaite démontrer que cet argument est non seulement faux mais qu’en outre il cache une réalité financière catastrophique : la facture que les générations futures vont avoir à payer à cause du nucléaire est colossale.  
Chaque catastrophe nucléaire (Tchernobyl, Fukushima) en augmentant l’obligation de nouvelles mesures de sécurité, fait exploser les coûts et aboutit à la construction de prototypes comme l’EPR, hors de prix et technologiquement tellement compliqués que nombre d’ingénieurs disent aujourd’hui qu’il ne fonctionnera jamais.

Pourquoi ce choix ?

Cette enquête complète tournée en France, en Chine, en Allemagne, en Grande-Bretagne et au Japon  explique les enjeux de l’industrie nucléaire et les raisons pour lesquelles le gouvernement français refuse d’abandonner cette technologie, malgré les mises en garde de spécialistes.
Les interventions de salariés d'EDF, témoins de l’intérieur, mettent en lumière une situation plus qu’alarmante et nous invitent à nous interroger sur l’avenir de cette industrie française.

11 commentaires

  • Baptiste :

    Etant un acteur du nucléaire, je tiens à ne pas avoir d’avis trop  » stéréotypé « .
    Les chiffres en termes de coût d’EDF sont réels mais quels seraient le prix d’une transition écologique ?
    Ici, le risque nucléaire est confondu avec les émissions carbones. Actuellement, ces émissions carbones représentent une menace pour chacun. Fukushima en est la preuve, c’est le tsunami qui a fait des morts pas l’irradiation ! Aussi, il faut mesurer la différence entre les réacteur russes (Tchernobyl) et US (Fukushima) par rapport aux réacteurs français car ils sont dotés d’une autre technologie (REP vs REB) qui ne présentent pas les même aspects de sûreté.
    Je rejoins le commentaire de BENOIT du 14 Janvier concernant l’énergie de l’Hydrogène mais entre les solutions scientifiques présentant un risque mais se révèlent être de vraies sources durables et l’opinion publique qui ne voit QUE les risques et qui pense être compétente en manière de sûreté énergétique …
    Je pense qu’il faut prendre du recul et se demander quelle énergie vraiment industrielle est raisonnable face à ses réels défauts.

    lundi 28 janvier 2019, 23:26
  • Evan :

    Ça fait peur, très très peur. Parfois on aurait vraiment envie de changer de planète avec tous ces couillons d’hurluberlus égoïstes narcissiques qui vivent dessus.
    Et tout ce qui nous entoure nous pousses sans cesse à devenir comme eux, je le vois quand je me regarde dans le miroir…

    dimanche 27 janvier 2019, 15:22
  • JEAN PIERRE ARBOUET :

    je suis Benoit…. bref suivre…. en attendant nous mourrons des énergies fossiles et nous ne pouvons revenir en arrière alors que les écologistes dont je suis sympathisant nous on dit pendant 40 ans que nous allions mourir du nucléaire…… quoique l’on nous dise et si il faut garder une perle d’espoir nous sommes foutus on pourra toujours accuser à raison nos politique industriels dirigeants mais nous avons chacun de nous notre propre responsabilité et ceux qui ont voulus protéger notre planete se sont trompés de discours ce sont trompés de priorité qui était bien d’arrêter les énergies fossiles… les générations futures si elles ne sont pas trop occupées à leur survie nous jugerons sur notre dénie sur notre aveuglement sur nos erreurs…

    samedi 26 janvier 2019, 13:01
  • Bon :

    Bon résumé mais attention a la mini erreur qui fausse tout ! On parle bien de fission nucléaire non de fusion… ( Qui n’est pas encore opérationnel)
    >D’autre part, l’électricité produite par fusion nucléaire >produit des déchets hautement toxiques.

    jeudi 24 janvier 2019, 17:27
  • Bob :

    Ou alors simplement la peuvent que le Chinois son peut être moins regardant sur les contrôle…. Flamanville pourrais être en ligne si on avais pas détecté des problèmes dans la cuve etc etc

    jeudi 24 janvier 2019, 17:24
  • Chris :

    Ajout d’un dernier petit commentaire : penser la nucléarisation du monde uniquement en terme de production d’énergie est incomplet : le nucléaire est militaire dans son histoire , dans son présent et dans le futur qu’il nous prépare , de la mine aux déchets,
    La technologie de l’atome est la mère de toutes les infamies industrielles qui en découlent.
    Le nucléaire dit  » civil »n’existe pas, c’est un leurre pour le faire accepter, et c’est surtout la guerre à tout le vivant.
    Quand à supposer que l’on arrêterait les centrales en France en cas d’accident sur un réacteur , et bien permettez-moi d’en douter, je pense que les exploitants obtiendront une dérogation vu l’absence de contestation. Je suis pessimiste ? non, réaliste!

    mercredi 23 janvier 2019, 16:24
  • Chris :

    Je ne pense pas que l’industrie nucléaire soit en déclin dans notre monde malheureusement , pourquoi?
    Le raisonnement des anti nucléaires est juste et rationnel , celui des pro nucléaire est fou et c’est pourtant celui qui est suivit.
    Il y a des réacteurs nucléaires en construction partout sur la planète , l’énergie c’est le nerf de la guerre du système économique mondial de croissance perpétuelle. . On voit pas comment les tenants de ce système décideraient de se passer de cette technologie qui engendre et justifie le contrôle total de tout et et l’acceptation de survie en zones contaminées , donc une servitude constante .Les projets Astrid ( réacteur à sel fondu superphenix nouvelle version ) , Atmea , ITER , battent leur plein
    Il faut arrêter  » l’angélisme »de la transition énergétique qui est promue par les acteurs du nucléaire qui investissent dans les éoliennes et le photovoltaïque! et on comprend pourquoi.
    La réduction de la consommation est évidente vu son prix mais totalement inefficace en terme de réduction du nucléaire car comme on dit « quand le vin est tiré il faut le boire »ou pour le producteur il faut le vendre de toutes façons.Et c’est aussi pour le pétrole, charbon et gaz..
    JE REFUSE D’ACHETER DE L’ÉLECTRICITÉ PRÉTENDUMENT VERTE produite par la nucléocratie bien pensante qui cherche à se disculper de ses crimes et à nous faire passer des vessies pour des lanternes.
    Seules l’autonomie et l’émancipation restent la voie possible , hors réseaux centralisés.

    mercredi 23 janvier 2019, 13:46
  • Clement Faure :

    MAJ : EDF a annoncé, mercredi 6 juin, le démarrage du réacteur EPR de Taishan, dans le sud-est de la Chine. « L’EPR de Taishan vient d’avoir sa première réaction en chaîne et donc de démarrer », a annoncé Xavier Ursat, qui y voit « une excellente nouvelle pour l’ensemble de la filière nucléaire ». C’est aussi une victoire pour l’ingénierie et la gestion de projet de la Chine, qui a été la première à raccorder un EPR au réseau alors que le chantier de Taishan avait débuté en 2009 – après ceux du réacteur finlandais d’Olkiluoto (2005) et du réacteur français de Flamanville (2007).

    mercredi 23 janvier 2019, 09:54
  • Maureen :

    L’énergie hydraulique n’est pas sans inconvénient. Bien souvent, cela pose un problème de dénaturation des cours d’eau, de perturbation d’une zone de poissons… Ce que je ne qualifierai pas comme « sans accrocs majeurs », bien que je suis d’accord avec l’ensemble du point de vue.

    dimanche 20 janvier 2019, 21:59
  • Christine :

    EDF et le gouvernement font l’autruche !! Ce sera comme avec la pèche, on a sur armé les bateaux pour sur-pécher et après les poissons ont disparu !! On a indemnisé les pécheurs … on a détruit les bateaux qui avaient été subventionnés par l’Europe… bref toujours les mêmes décisions…de l’autruche … on va dans le mur… tout le monde le sait, sauf les décideurs !!
    Je voudrais faire installer des panneaux solaires chez moi… comment être sûr des entreprises installatrices ??

    jeudi 17 janvier 2019, 22:55
  • BENOIT :

    C’est sympa d’arrêter les centrales nucléaires; pas parce qu’elles peuvent être un danger pour les Populations, les Hydrocarbures s’en chargent, vous le savez autant que moi.
    Nous pourrions aussi arrêter les éoliènnes, ces moulins à vent ne fonctionnent, justement QUE s’il y a du vent…
    En plus de la défigurations de nos paysages (sûr qu’à Paris, Lyon ou autre, on s’en bas les couilles de la campagne)…
    Tant qu’on est en ville, Merci les Bouseux.
    Quand on sait le prix du KW/H payé à ces fraudeurs, et ce que ça coûte, pensez vous que les petits ménages pourront ENCORE se chauffer à l’avenir?
    Je pense que vous connaissez aussi le très gros problème des panneaux photo-voltaïques; les premiers étaient un assemblage douteux (Cadmium Gallium…).
    Alors, la priorité est de dire merci et Adieu à nos vendeurs de pétrole; C’EST LA PRIORITE.
    Ensuite, nous en viendrons au Nucléaire; sûr qu’il y a du boulot; mais je pense qu’il y a d’autres possibilités, en autre la fusion.
    Ce qui me dérange le plus, dans le Nucléaire, c’est que l’on cède ça à des gens qui ne sont là QUE pour le fric; chez Aréva, ils se sont auto-amnistiés en changeant de Nom (ORANO).
    C’est ça qu’il faut changer, et ne garder la base Physique/Chimie compétente pour progresser.
    Deux sources énergétiques me paraissent à suivre:
    L’Hydrogène, pour tous les véhicules; pas d’émission de CO2.
    Les Canadiens sont à fond là-dessus; je pense que dans très peu longtemps, cela va fonctionner à merveille.
    Seulement, en France et partout où le pétrole a un faire-valoir, nous allons perdre, non seulement un temps précieux, mais des années de moins pour notre planète…
    L’autre source énergétique est l’hydrolien; elle ne pose pas de problèmes de vue et de gène pour les populations;
    elle a l’avantage d’être discrète et contrairement à l’Eolien, continue.
    Elle peut être placée sur nos fleuves sur nos marées et sur les courants maritimes, sans accrocs majeurs.
    Ces deux plans sont à être étudiés, mais sans la main-mise des épouvantails que sont le pétrole et les éoliens.
    Cela dit, je garde un oeil sur le Nucléaire; j’ai encore des Amis qui y travaillent, ils sont droits et sûrs; ils me mettent régulièrement « à jour ».
    Amitié

    lundi 14 janvier 2019, 18:23

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