Réalisé par Marc Dozier & Luc Marescot

Produit par Lato Sensu Production / Arte, France, 2016,
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Pidgin, French 52 mn

Observez la forêt à travers le regard d’un chef papou originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Mundiya Kepanga, l’enfant de la forêt. À la façon d’un conteur traditionnel, il nous dévoile l’étendue de la déforestation qui s’est dramatiquement accélérée dans son pays au cours des dernières années. Découvrez son parcours de défenseur de l’environnement qui l’a mené de son village aux plus grandes rencontres internationales. En prenant du recul, il nous propose une nouvelle façon de voir notre planète : notre forêt est un patrimoine universel qu’il faut sauvegarder. Engagé et fasciné par cette cause, Mundiya Kepanga devient sous nos yeux l’ambassadeur de la forêt et la voix des peuples autochtones. Un appel à protéger les forêts primaires du globe qui nous rappelle que nous sommes, tous, les frères des arbres.

Le mot du réalisateur

Voilà plus de quinze ans que j’ai rencontré Mundiya Kepanga alors que j’étais mandaté pour réaliser un reportage sur la tribu des Huli en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Spontanément, il s’est improvisé « guide » afin de me conduire sur les sentiers de jungle tortueux pour que je puisse réaliser mes photographies. C’est au cours de nos longues journées de marche que Mundiya m’a appris non pas à aimer la forêt mais à aimer « sa » forêt. Tout en cheminant, il me racontait les légendes de ses ancêtres mêlées à ses considérations personnelles sur la nature. Au fil de cette initiation, j’ai fini par comprendre que nous ne concevions pas l’environnement de la même façon… Moi, je me voyais comme un élément extérieur à la forêt, comme une visiteur étranger. Lui s’envisageait comme la petite part d’un grand tout. Il ne cessait de dire « Nous » en parlant indifféremment de lui, des siens mais aussi des animaux et des arbres. Contrairement aux idées reçues, j’ai aussi compris que derrière la poésie des conceptions papoues de la nature, Mundiya cultive surtout une vision très pratique de cet univers. La forêt considérée comme un bien « économique » est une valeur à protéger durablement car il est indispensable à la survie du groupe.

Marc Dozier & Luc Marescot

Pourquoi ce choix ?

Un cri d’alarme qui résonne droit dans nos cœurs car il s’exprime avec bienveillance et humanité de la part d’un enfant de la forêt. Cet être poétique, pur et touchant, invite chacun-e d’entre nous à se reconnecter à son enfant intérieur pour rouvrir des yeux émerveillés devant Mère nature. Volontaire, ce lanceur d’alerte nous appelle à réagir et à se battre pour préserver « sa » forêt.

Récompenses

- Festival de l'Oiseau et de la Nature, France : Prix de l'Environnement - Green Image Film Festival, Tokyo, Japon : Green Image Award - Festival du Film Vert : Primé - Greenpeace Suisse : Prix Greenpeace - FIFO Tahiti : Prix du Public - Festival du Film de Masuku, Nature et Environnement, Gabon : Prix du Jury Étudiant - Festival du Film de Masuku , Nature et Environnement, Gabon : Prix du Public - Rendez-Vous Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand : Prix du Film Chamina Voyages - Festival International Nature Namur : Prix du Public - Sicili Ambiente Documentary Film Festival : Prix du Meilleur Documentaire - Fête Européenne de l’Image Sous-Marine et de l’Environnement : Palme d'or

Agir

Attention à l'huile de palme

L’huile de palme entre dans la composition de près d’un produit alimentaire sur dix vendu en Europe (biscuit, chocolat, bonbon, crème glacée, sauce, margarine, etc.). 17 m2 de palmiers à huile sont nécessaires pour satisfaire les besoins annuels d’un français.
Mais sa culture est la cause de 90% de la déforestation en Malaisie. Ainsi à Bornéo, 1/3 de la forêt a été détruite en 20 ans entraînant la disparition d’une flore et d’une faune uniques dont les orangs-outans.
A des milliers de kilomètres, nos achats déterminent le devenir de ces grands singes. De plus, la culture de ces palmiers s’accompagne de l’épandage sans contrôle de 25 sortes de pesticides qui participent ainsi à la destruction de précieux milieux.

Économiser les ressources traditionnelles

Outre le fait qu'elles sont nocives pour le climat et l'environnement, les sources d’énergie traditionnelles (pétrole, gaz, uranium, charbon...) s’épuisent. Non renouvelables, ces réserves diminuent de plus en plus vite : la consommation mondiale a augmenté de 75 % au cours des 30 dernières années et ne cesse de s’accroître.
A très court terme, si nous ne changeons pas nos modes de consommation, la demande planétaire d’énergies traditionnelles va dépasser largement la capacité de production.

Préférer les meubles en bois labellisés "Qualité environnementale" FSC

La certification FSC est à ce jour le label le plus fiable pour garantir que le bois que vous achetez provient d’une forêt gérée de manière durable. En pratique, le label, visible sur le bois, garantit le contrôle de la chaîne de transformation, de la forêt au produit fini, partout dans le monde.

L’utilisation de matériaux de provenance locale permet d’éviter les transports, gros consommateurs d’énergie, et de préserver l’emploi local.

 

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46 Comments

HONORIN Hilaire · dimanche 27 janvier 2019 at 23:38

Très beau documentaire. Dommage d’avoir TOTAL comme soutien.

David VONARX · dimanche 27 janvier 2019 at 22:15

I like the main « actor » of this film, he is so HUMAN !! Modern people has lost his humanity, in any case a part of it !!

Sandra · samedi 26 janvier 2019 at 18:58

Très beau documentaire.
En revanche, dans la bande finale, il est indiqué « avec le concours de Total » : parle-t-on là bien de Total, la multinationale ? Celle qui exploite les énergies fossiles, et souhaite transformer la raffinerie de la Mède dans les Bouches-du-Rhône en exploitant des milliers de tonnes d’huile de palme pour produire ledit « biocarburant » ?

Viviane · samedi 26 janvier 2019 at 10:25

Un film pour réveiller les pensées, les secouer. Nous nous devons d’agir POUR laisser vivre la nature si incroyable, si extraordinaire, si généreuse! Respectons-la, respectons-nous, donc!
Merci de créer de si belles rencontres, de les partager aussi!

Nath from Paris · vendredi 25 janvier 2019 at 20:38

Très touchant et très beau documentaire dans lequel Mundiya Kepanga est incroyable d’humanité.
Il montre aussi la cupidité inhérente à l’humain, qui partout, chacun à son échelle, depuis celui pour lequel il s’agit de survivre jusqu’à celui qui souhaite mener une vie toujours plus opulente, contre de l’argent… renonce à protéger les biens communs et le futur. Il met bien en lumière qu’il faut des politiques pour protéger la nature et les plus vulnérables d’entre nous, partout sur cette terre.

    Nath from Paris · vendredi 25 janvier 2019 at 21:13

    Respect à M. Gary Juffa (gouverneur de la province d’Oro) qui a montré du courage politique en ayant interdit la déforestation dans sa province!

mart · vendredi 25 janvier 2019 at 18:23

Les papillons avec une épingle à travers du corps, y a mieux, comme présentation aux mômes de l’amour de la nature …

Lenna · jeudi 24 janvier 2019 at 18:53

ce film est absolument magnifique, j’espère qu’il éveillera les consciences

julie · mercredi 23 janvier 2019 at 21:38

bonjour

je voulais vous remercier pour ce festival. j’ai regardé plusieurs films, les ai trouvés très touchants, stimulants, inspirants
MERCI BEAUCOUP ! et bravo !

Et en réponse à Gilles: je crois qu’il est de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir, à son échelle; nous avons du pouvoir! en réponse au film frères d’arbre, par exemple: si plus personne n’achète de meuble neuf, et que nous nous tournons tous vers des meubles recyclés, le bois perdra de la valeur monétaire, il y aura moins d’intérêt financier à couper les forêts. Pour moi, attendre que les autres, et en particulier les décideurs, bougent, c’est se condamner à une amertume que je ne souhaite pas vivre.

    Anne-Laure pour l'équipe du festival · vendredi 25 janvier 2019 at 09:36

    Merci Julie !
    Nous sommes heureux de pouvoir vous faire profiter des ces excellents films qui participent à éveiller nos consciences 🙂

    Ludovic · dimanche 27 janvier 2019 at 20:18

    Bonjour Julie,
    Il est pour moi idéaliste de croire que si chacun refuse d’acheter, ils ne produiront plus de bois exotique. Car comme le montre ce film ce n’est pas la préoccupation de tout le monde d’avoir un impact positif sur la planète, les producteurs guidés par le profit trouveront toujours des acheteurs qui ne se soucient pas de l’éthique (idem que pour les acheteurs d’ivoire illégal, …). C’est donc au niveau politique que ça doit être légiféré. En disant ça je ne dis surtout pas que nos actions individuelles n’ont aucun impact et qu’il ne faut pas les faire, juste qu’elles ne sont pas suffisante. Si on veut un réel impact il faut forcer nos gouvernements à agir dans cette direction.

gilles · mardi 22 janvier 2019 at 19:36

Ces reportages de sensibilisation sont très intéressants mais s’adressent à la grande majorité des populations qui n’ont que peut de moyen d’agir, hormis de changer ses modes de consommations, c’est à dire de consommer ce qui nous est seulement nécessaire. Le ferons-nous? Dès demain? Certes non.Et les vrais décideurs, hommes et femmes de l’ombre n’ont cure de ces campagnes et ne sont guidés que par un égoïsme et une avidité insatiable de profits. Soyons conscients que la fin de l’humanité est programmée dans le génome humain. Fort heureusement la terre nous survivra. L’Homme est une erreur de la Nature.

Manon · dimanche 20 janvier 2019 at 22:01

Très touchant, merveilleux

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