Réalisé par Joachim Demmer

Produit par WG Films, Etats-Unis, 2017,
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Anglais, langues éthiopiennes 80 mn

L’Éthiopie est l’une des zones agricoles les plus productives et rentables du monde. Avec le consentement de l’Union européenne ou de la Banque mondiale, le gouvernement éthiopien loue à des investisseurs étrangers des millions d’hectares de terres prétendument non utilisées. Les productions sont exportées loin d’Afrique alors qu’en parallèle, des centaines de tonnes d’aide alimentaire arrivent au pays par avion. Mais il y a là plus qu’une aberrante incohérence : le pays connaît depuis plusieurs années les expulsions forcées les plus massives de l’histoire moderne, la perte des moyens de subsistance des petits agriculteurs, la répression sévère des protestations. Oui, le désespoir pousse les victimes à se mobiliser car « les âmes mortes ne craignent pas les hyènes »… Ce film n'est pas visible en Allemagne, Autriche et Suisse.

Le mot du réalisateur

Le problème était simple. L’aide alimentaire expédiée en Ethiopie était aussitôt exportée. Je me demandais comment cela était possible. J’ai découvert que des vies étaient brisées, et que la Banque mondiale et d’autres agences de développement, financées par le contribuable, participaient à cet état de fait. J’avais honte que des entreprises américaine et européennes soient impliquées. Ce qui au départ n’était que de la curiosité est devenu un véritable thriller politique. Le gouvernement éthiopien détournait des milliards de dollars d’aide au développement pour servir ses propres intérêts, au détriment de nombreuses vies humaines.

Joachim Demmer

Pourquoi ce choix ?

Un sujet bouleversant, des témoignages poignants et une très belle réalisation pour ce documentaire qui met en lumière le scandale de l’accaparement des terres dont sont victimes les petits fermiers d’Ethiopie. L’un des personnages du film, journaliste local, nous montre le rôle des lanceurs d’alerte et l’engagement de certaines personnes au péril de leur vie, prêtes à tout pour alerter l’opinion publique et dénoncer des drames humains et écologiques.

Récompenses

- San Francisco Green Film Festival 2017 - Green Tenacity Award - Life After Oil 2017 - Best International Documentary Award - EINE-WELT-FILMPREIS NRW (2017) - Innsbruck Nature Film Festival 2017 - Best Film on the topic of soil - Social Impact Media Awards 2018 - Jury Prize for Transparency - HUMAN International Documentary Film Festival 2018 - Honourable Mention for Best Film

Agir

Bannir tout engrais chimique

Un certain nombre d’engrais chimiques contiennent des métaux lourds, comme du plomb, du mercure ou du cadmium. Transmis aux végétaux, ils peuvent contaminer l’ensemble de la chaîne alimentaire. Evitez impérativement leur usage !

Pesticides et insecticides contaminent les sols et les nappes phréatiques via les eaux de pluie. Leur production consomme beaucoup d’énergie. Ces produits sont dangereux pour les usagers eux-mêmes (qui peuvent les inhaler ou les ingérer accidentellement). Leurs emballages constituent également des déchets dangereux dont l’élimination est chère et complexe. Il existe de nombreux moyens naturels pour s’en passer.

Choisir des aliments issus de l’agriculture écologique

(certifiés avec un label agriculture biologique, par exemple). L’augmentation de l’agriculture biologique participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette pratique interdit notamment d’utiliser des produits de synthèse comme les pesticides et les engrais azotés, ainsi que les OGM.

En savoir plus : greenpeace.fr/agriculture-ecologique/

Économiser les ressources traditionnelles

Outre le fait qu'elles sont nocives pour le climat et l'environnement, les sources d’énergie traditionnelles (pétrole, gaz, uranium, charbon...) s’épuisent. Non renouvelables, ces réserves diminuent de plus en plus vite : la consommation mondiale a augmenté de 75 % au cours des 30 dernières années et ne cesse de s’accroître.
A très court terme, si nous ne changeons pas nos modes de consommation, la demande planétaire d’énergies traditionnelles va dépasser largement la capacité de production.

Manger local

La consommation de denrées alimentaires produites localement réduit le nombre d’intermédiaires, diminue les transports polluants et contribue activement à renforcer la vitalité économique de nos territoires.

En savoir plus : bioetlocalcestlideal.org

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1 Comment

SAME · vendredi 4 janvier 2019 at 14:01

Bonjour,

Je veux bien être membre du jury de l’édition 2019.

Cordialement.

Patricia.

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